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samedi, octobre 14, 2006

Un nouvel appartement

Depuis jeudi, Nathalie et moi sommes installées dans notre appartement de Bamako. Nous avons un appartement dans le quartier de Lafiabougou, le “futur centre-ville” de Bamako paraît-il. Mais pour le moment, disons que nous sommes complètement à l’ouest de la ville et que nous sommes franchement un peu loin du centre-ville. Hier matin, j’ai testé les transports en commun (de petits camions verts qu’on appelle les “Sotrama”), pour savoir comment je me rendrai à mon travail, et ce sera franchement long et compliqué ! Heureusement, les taxis coûtent rien ou presque : de 750 à 1000 francs CFA pour se rendre au centre-ville, c’est-à-dire de 2$ à 2,50$CAN.

Notre première journée dans notre appartement a été un peu exaspérante : tout manquait, à commencer par l’électricité. Heureusement, le propriétaire a pu tout rebrancher dès le premier jour. Mais quand est venu le soir, les fluorescents de nos chambres ne fonctionnaient plus : nous étions en fait chacune équipée d’un stroboscope. C’est peut-être cool dans les boîtes de nuit, mais ça l’est un peu moins dans une chambre à coucher. Heureusement, encore là, Pierre, le mari de Mélanie, a tout arrangé dans la soirée. Il reste que, pour l’instant, nous n’avons pas de moustiquaires aux fenêtres, alors que c’est indispensable dans un pays où sévit le paludisme et où il fait tellement chaud qu’il est impensable de dormir la fenêtre fermée. Pour l’instant, en tous cas, on essaie de survivre en gardant les fenêtres fermées autant que possible. Pour ma part, j’ouvre la mienne tout juste avant d’aller m’abriter sous le moustiquaire de mon lit.

Notre cuisine est aussi équipée au minimum. Nous sommes deux, bientôt trois, à devoir se partager un tout petit frigo et deux petits ronds de poêle de rien du tout, sans four. Le robinet est à l’extérieur, sur la terrasse, comme c’est l’habitude ici, et on le partage avec la famille qui vit au-dessus de nous, c’est-à-dire au moins 10 personnes ! Et comme on n’a que deux tables (dont une pour le poêle et le filtre à eau), on met notre nourriture et notre vaisselle sur la deuxième, et on essaie de trouver un petit coin au travers tout ça pour manger.

J’ai l’air de me plaindre un peu, mais je dois avouer que, malgré tout, nous vivons dans des conditions beaucoup plus intéressantes que celles dans lesquelles vivent la plupart des habitants de Bamako. Nous sommes choyées d’avoir l’eau courante et l’électricité (même si les pannes de courant sont fréquentes). En plus, chaque chambre est équipée de sa propre salle de bain, ce qui est franchement bien ! Et petit à petit, on s’équipe : on a acheté hier des pagnes (des morceaux de tissu en coton très coloré qu’on voit beaucoup en Afrique) pour se faire faire des rideaux.

Comme on dit ici, “doni, doni, ba ka gna ka la” (petit à petit, l’oiseau fait son nid).

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