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jeudi, octobre 26, 2006

À la recherche des chutes de Kourouni Yéléké

En fin de semaine dernière, Amélie, qui travaille à Dakar au Sénégal, est venue visiter Bamako. Le dimanche, le soleil était chaud, comme toujours, mais peut-être un peu moins qu’à l’habitude. On s’est donc mis dans la tête d’aller visiter les chutes de Kourouni Yéléké. Selon le Guide du routard, il y a là des “cascades avec d’énormes bénitiers creusés dans la roche” et il s’agit d’un site très agréable. Ça a piqué notre curiosité.

Le Guide proposait de se rendre jusqu’au terminus Talko, puis de marcher ensuite de 2 à 3 kilomètres. On a donc arrêté un taxi, pour qu’il nous amène là-bas. Mais voilà que déjà, c’était un peu compliqué : le chauffeur de taxi s’est arrêté trois fois pour demander son chemin, alors qu’en fait, le terminus Talko était à environ 10 minutes de notre point de départ. Un fois à Talko, on a commencé à marcher un peu vers les montages. Pour voir des cascades, c’était logique de marcher vers les montagnes, non ? Alors on a marché. Et marché. Et marché. Des enfants se sont joints à nous. Toutes les 5 minutes, on s’arrêtait pour demander “Kourouni Yéléké?” et chaque fois, tout allait bien, nous marchions dans la bonne direction. Mais voilà qu’à un moment donné, un homme nous a dit “Ah mais non, vous êtes passées tout droit. Les chutes, c’est plutôt là-bas”. On a donc rebroussé chemin, toujours accompagnées par quelques enfants. Parmi les plus persévérants, trois petites filles nous ont suivies tout le reste de l’après-midi.

On a marché encore longtemps. On a même trouvé le courage, malgré la chaleur, de suivre un peu un sentier qui grimpait dans la montagne. Mais plus on avançait sur le sentier, plus les herbes de chaque côté de nous étaient hautes, et au bout d’un moment, Amélie et moi avons pensé à la même chose : les serpents ! Y a des serpents ici ou pas ? Les petites filles ont dit “Oui, il y a des serpents ici”, alors on a pris peur, on a rebroussé chemin à nouveau. Comme on avait demandé au chauffeur de taxi de revenir nous prendre à 16h au terminus Talko, on a abandonné tout espoir de voir les chutes de Kourouni Yéléké, et on a entrepris de revenir vers le terminus. Les petites filles qui nous suivaient depuis le début de l’après-midi, contentes d’avoir de nouvelles amies toubabs, ont voulu nous présenter à leur maman. On a donc fait un petit détour pour dire bonjour à la maman. Puis elles ont voulu nous montrer un raccourci. Puis un autre. Bref, on s’est perdues. C’est finalement en sotrama que nous sommes retournées au terminus Talko, où on a attendu notre chauffeur de taxi… et attendu… et attendu… Il n’est jamais venu !

Après avoir longuement patienté, on a vu passer un taxi (qui s’était probablement perdu dans ce secteur loin de tout) et on l’a surtout pas laissé partir ! Il nous a ramenées à la maison, alors que les chutes de Kourouni Yéléké sont demeurées introuvables ! On a tout de même eu l’occasion de voir de belles montagnes (ici et ici).

2 Commentaires:

  • Quel Audace dans ce pays lointain de se balader dans des sentiers inconnus sans guide. Hum Maman n'aimerait pas ca du tout. La chaleur, la fatigue, le rhume qui s'installe Hum Maman n'aimerait pas ca. Avec un vrai guide c'est surement mieux que des petites filles qui ne connaissent au routard et peut etre bien aux montagnes.

    Par Anonymous Marie-A, le jeudi, 26 octobre, 2006  

  • Bon, bon, bon, avis aux intéressés, je ne me lance jamais dans des aventures risquées...

    Par Blogger Johanne, le jeudi, 26 octobre, 2006  

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